janvier 2022
27 28 29 30 — 15h30
LAVI – Laboratoire Arts Vivants et Interdisciplinarité,
Département de danse de l’UQAM

Invisible

Aurélie Pedron

1/3

Introduction

Invisible est une ode pour 9 danseur·euses, un espace de célébration partagé conviant public, performeur et performeuses au jeu, à l’échange et à la connexion dans une forme de complicité joyeuse. Durant 72 heures, le·la spectateur·rice est appelé·e à vivre le continuum du temps et à contribuer à la transformation de la pièce par diverses interventions.

Crédits

Direction artistique :
Aurélie Pedron

Scénographie :
Kévin Pinvidic

Environnement sonore interactif :
Alexandre Burton

Direction technique :
Samuel Thériault

Soutiens financiers :
Conseil des arts du Canada, Conseil des arts et des lettres du Québec, Conseil des arts de Montréal

Résidences de création :
Maison pour la danse de Québec, Maison de la culture Notre-Dame-de-Grâce, Espace Marie Chouinard, LAVI – Laboratoire Arts Vivants et Interdisciplinarité, Département de danse de l'UQÀM

Diffusion:
Art Circulation

Image :
Do Phan Hoi

En collaboration avec les danseur·euses :
Ariane Boulet, Rachel Harris, Emmanuel Jouthe, Abe Simon Mijnheer, Caroline Namts, Charlie Prince, Isabelle Poirier, Charles Brécard, Zoë Vos

Conception éclairages :
Chantal Labonté, Hugo Dalphond

Dramaturgie :
Kathy Casey

Coproduction :
Danse-Cité, Montréal Danse, Lilith & Cie

Partenaires :
LAVI – Laboratoire Arts Vivants et Interdisciplinarité, Département de danse de l'UQÀM

Démarche

Le temps devient maître d'œuvre : le quotidien des danseur·ses s’invite dans l'œuvre et l'œuvre s’invite dans le quotidien des spectateur·rices. Le choix de 72 heures n’est pas anodin, il correspond à 3 rotations de la terre. Une première journée pour le dépouillement de nos habitudes, une deuxième pour une renaissance à soi et à l’autre, et une troisième pour la découverte des possibles.

Loin de l’éloge du marathon et de l’épuisement, nous sommes avec Invisible dans une traversée qui met à profit la force du groupe pour dépasser des limites ou des seuils, qu’ils soient personnels ou collectifs. La notion de communauté qui se crée dans l'accomplissement des rites est également au cœur de l'œuvre.

À l’achat d’un billet, les spectateur·rices peuvent revenir autant de fois qu’ils·elles le souhaitent, à n’importe quelle heure du jour et de la nuit, pour expérimenter la transformation de l’œuvre. Les 9 danseur·ses ne sont pas toujours en action mais en tout temps il y a au minimum un gardien de la spirale, moteur de l'œuvre. 

Dans un espace à mi-chemin entre le salon, la brocante et le lieu sacré, le public peut choisir l’endroit d’où il regarde, intervenir, lire les cahiers de notes de danseur·ses, parler au téléphone avec eux·elles (de l’espace de la salle, ou plus tard de chez soi), suivre les propositions du jeu de cartes, faire jouer des musiques ou être simplement témoin...



Biographies

Loin des sentiers battus, Aurélie Pedron s’affranchit des conventions associées au spectacle pour nous inviter à appréhender le réel autrement. À la lisière de l’installation, de la chorégraphie et de la performance, les œuvres hors-normes qu’elle présente dans des lieux atypiques invitent le·la spectateur·rice-participant·e à perdre ses repères pour s’abandonner à l’expérience transformatrice qui lui est offerte. Sensible aux états de métamorphoses rares et précieux qu’offrent à la fois l’art et l’expérience humaine, l’artiste et chorégraphe Aurélie Pedron propose des rencontres toujours renouvelées, qui jouent sur la temporalité et établissent une étroite intimité entre le lieu, le performeur et le spectateur. Troublant nos certitudes, la créatrice tend la main vers l’autre pour laisser en lui une empreinte profonde et durable.

Elle place le·la spectateur·rice comme un·e observateur·rice participant·e avec lequel·le elle cherche à tisser un lien, une relation, même éphémère, qui permet de déjouer ce qu’on croit être le réel et d’évacuer la marchandisation de l’art pour le replacer au cœur des intérêts humains.

D’œuvre en œuvre, elle se consacre à dépouiller les notions préconçues du spectacle, les couches successives qui composent notre perception du monde pour nous amener à questionner la transmission des énergies vivantes et physiques qui nous entourent.

Parallèlement, Aurélie mène des projets de recherche et de création avec des personnes marginalisées (problèmes de consommation ou de santé mentale) et des personnes malvoyantes, dans un souci d’inclusion, de partage et d’apprentissage mutuel.