Résidences

Danse-Cité souhaite apporter un soutien additionnel aux artistes en danse, porteur.se.s de changement, en offrant des résidences de recherche et de création. Ces résidences, réalisées en partenariat avec le MAI | Montréal, arts interculturels, la Maison de la culture du Plateau-Mont-Royal, Par B.L.eux et le Studio 303, compagnie de création contemporaine, sont accompagnées d’un cachet. À l’automne 2020, les artistes Jordan Brown, Justin de Luna, Marie-Reine Kabasha, Soleil Launière et Nasim Lootij participent à cette nouvelle initiative. D’autres temps et espaces de recherche et de création seront offerts par l’organisme à l’hiver 2021.

Pour cette première année, le choix des artistes a été effectué en concertation, entre la conseillère à la programmation et la direction artistique et générale de Danse-Cité.

 

JUSTIN DE LUNA
Canadien, d’origine philippine, de deuxième génération en provenance de Toronto, Justin de Luna habite actuellement Tiohtià:ke/Montréal. S’identifiant comme millénaire, il participe au monde en tant qu’artiste de la danse. En tant que danseur, il a eu l'occasion de travailler auprès de Dana Gingras, Ame Henderson, Jeanine Durning, Francesca Chudnoff, Sasha Kleinplatz, Simon Portigal et Sébastien Provencher. Entre 2015 et 2017, il joint les rangs du Toronto Dance Theatre pendant deux saisons. Justin de Luna a participé à plusieurs évènements, parmi lesquels la rencontre artistique intensive 8 DAYS et le CLEaR Forum (Choreographic Lab, Exploration and Research), un laboratoire de recherche collectif organisé par Mocean Dance (Nouvelle-Écosse). Son travail et ses collaborations ont été présentés et/ou soutenus par le CanAsian KickStart Festival, Dance Matters, le Love-In ps:we're all here, FLOWCHART, le Céline Bureau, le Studio 303 et le Centre de création O Vertigo. Au printemps 2020, Justin de Luna a participé au projet web Queer Body Politic du Studio 303, dont le commissaire était Aaron Pollard. En 2015, il s’est rendu à Vienne pour participer au programme ATLAS du festival Impulstanz, avec le soutien de la Fondation Hnatyshyn. Justin de Luna est titulaire d'un BFA en danse.

MARIE-REINE KABASHA
Active sur la scène montréalaise de la danse depuis 2013, Marie-Reine MQueen Kabasha allie son amour du mouvement en tout genre à son plaisir du partage dans toutes ses pratiques. En freestyle, comme au théâtre, chaque opportunité d’expression la nourrit. Ses collaborations la mènent à travailler auprès de figures marquantes de la danse urbaine à Montréal ainsi qu’à l’international. En 2014, elle intègre notamment, à titre d’interprète, la compagnie EBNFLOH, fondée par Alexandra Spicey Lande et, en 2016, la compagnie Tentacle Tribe. Elle collabore également avec le collectif parisien de waacking Ma Dame Paris, en 2019. Marie-Reine Kabasha nourrit un intérêt grandissant pour la recherche et la création. En 2013, elle cocréait avec Christina Paquette la pièce TNM, qui sera présentée au Festival de danses urbaines 100Lux et Orbite, en 2018, dans le cadre du festival OFFta. Elle entame présentement un projet de recherche sur son propre langage nommé Trigger point. 

SOLEIL LAUNIÈRE
Pekuakamiulnu originaire de Mashteuiatsh, Soleil Launière vit et travaille à Tiöhtià:ke (Montréal). Artiste multidisciplinaire alliant le chant, le mouvement et le théâtre tout en passant par l’art performance, elle entremêle la présence du corps bi-spirituel et l’audiovisuel expérimental tout en s’inspirant de la cosmogonie et l’esprit sacré des animaux du monde Innu. Elle exprime en actes une pensée sur les silences et les langages universelles.

Depuis 2008, Soleil Launière a réalisé plusieurs performances dans le cadre de rassemblements et d’événements artistiques autochtones et allochtones, à l’intérieur ou à l’extérieur des réseaux de diffusion conventionnels. Elle a exploré le théâtre physique, la danse, le chant traditionnel et contemporain au Canada, en Nouvelle-Zélande, en Australie et aux États-Unis.

En 2019, sa première production Umanishish est à l’affiche de l’Usine C. Elle signe la mise en scène de Nikamotan-Nicto, présenté dans le cadre de Présences autochtones et joue sur les scènes du Centre national des Arts et du Diamant. En 2020, elle fait la comise en scène de Courir l’Amérique offert au Théâtre Quat’Sous. Elle présentera sous peu sa deuxième production Sheuetamu, issue d’une résidence de deux ans à l’École nationale de théâtre du Canada. 

NASIM LOOTJI et KIASA  NAZERAM
Chorégraphe, interprète et enseignante, Nasim Lootij s’est initiée à la danse en Iran, un art interdit depuis 1979. Après avoir pratiqué les danses iraniennes dans les cours clandestins de Téhéran, elle s’installe à Paris, en 2006. Elle étudie la danse contemporaine à l’Université Paris8, au RIDC et au conservatoire Jean Wiener, avant de se spécialiser en Notation Laban au CNSMDP. Elle collabore également avec Odile Duboc, Christine Gérard, Natalie Pernette, Dominique Dupuy, Alban Richard et Nawel Oulad. Elle crée deux pièces : Lalaï (2012) et Bouyé Jouyé Mouliân (2015). Avec son compagnon de vie et d’art, le dramaturge Kiasa Nazeran, elle s’installe à Montréal, en 2014. Entre 2017 et 2019, le duo crée les deux solos Moi-Me-Man et La chute et fonde leur collectif tchik Danse. Leur prochain solo s'intitulera L'inconsistance. Nasim Lootji a également chorégraphié pour Damascus Dreams (long-métrage/Émilie Serrie/2019). Elle le fera pour Nowhereland (court-métrage/Parisa Pajoohandeh/2020) et Black Balloon (pièce de théâtre/Sophie El Assad/2020). Elle a de plus été interprète pour France Geoffroy (Raconte-moi un souvenir/2016) et Su-Feh Lee (Dance Machine/2017).

Kiasa Nazeran est mime de formation, chercheur, metteur en scène et dramaturge. Il débute sa carrière en Iran, en tant que traducteur d’œuvres théâtrales. Après avoir été metteur en scène et comédien en Iran, il s’installe à Paris, en 2009, où il fréquente l’École Jacques Lecoq et l’Académie européenne du théâtre corporel d’Ella Jaroszewics. Il complète une maitrise en études théâtrales à l’université de Sorbonne Nouvelle où il enseigne depuis 2014. Il rédige actuellement une thèse de doctorat sur l’histoire de l’organicité dans le travail de l’acteur européen, de Stanislavski à Grotowski. Depuis 2015, il œuvre à Montréal avec sa compagne Nasim Lootji, au sein de leur compagnie tchik Danse. Leurs sources d’inspiration : l’art et l’histoire socio-politique de leur pays d’origine, les courants modernes du débuts du 20e siècle, notamment l’expressionnisme allemand.

JORDAN BROWN
L’artiste Jordan Brown travaille dans divers médias, dont la performance, la sculpture et le texte. Ielle s'intéresse aux processus de recombinaison et de reconstruction continue de l'esprit, du corps et de la famille, inspirés par une praxis décoloniale continue. Originaire de la région de Washington, D.C., le travail de Jordan a été montré dans des contextes de résidence et de performance à Berlin, Lisbonne, Toronto et Tokyo, ainsi que localement à Montréal.