Résidences

Dans le contexte actuel de la pandémie COVID-19, grâce aux fonds d’urgence du Conseil des arts de Canada (CAC) et du Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ), Danse-Cité peux offrir cette saison des résidences de recherche et de création à six artistes en danse. Ces résidences, réalisées en partenariat avec le MAI, Montréal, arts interculturels, la Maison de la culture du Plateau-Mont-Royal, Par B.L.eux et le Studio 303, comprennent un cachet d'artiste pour une semaine. À l'automne 2020 et à l’hiver 2021, Jordan Brown, Justin de Luna, Marie-Reine Kabasha, Maria Kefirova, Soleil Launière et Nasim Lootij participeront à cette nouvelle initiative. Danse-Cité souhaite intégrer les résidences de recherche dans sa programmation annuelle et cherche des moyens de financer ce programme en dehors du contexte spécifique des aides d’urgence.

Actuellement, il n'y a pas d'appel à candidatures pour ces résidences. Les artistes ont été sélectionné.e.s par la conseillère artistique et la directrice artistique et général de Danse-Cité.

 

JORDAN BROWN
En résidence au Studio 303, semaine du 2 novembre 2020

La pratique artistique de Jordan Brown inclut la performance, la sculpture et le texte. Ielle s'intéresse aux processus de recombinaison et de reconstruction continue de l'esprit, du corps et de la famille inspirés par une praxis décoloniale soutenue. Originaire de la région de Washington, D.C., Jordan a présenté son travail dans des contextes de résidences et de performances à Berlin, Lisbonne, Toronto, Tokyo ainsi qu'à Montréal.

Photo : David Wong

JUSTIN DE LUNA
En résidence au MAI, Montréal, arts interculturels, semaine du 5 octobre 2020

Canadien, d’origine philippine, de deuxième génération en provenance de Toronto, Justin de Luna habite actuellement Tiohtià:ke/Montréal. S’identifiant comme millénaire, il participe au monde en tant qu’artiste de la danse. En tant que danseur, il a eu l'occasion de travailler auprès de Dana Gingras, Ame Henderson, Jeanine Durning, Francesca Chudnoff, Sasha Kleinplatz, Simon Portigal et Sébastien Provencher. Entre 2015 et 2017, il joint les rangs du Toronto Dance Theatre pendant deux saisons. Justin de Luna a participé à plusieurs évènements, parmi lesquels la rencontre artistique intensive 8 DAYS et le CLEaR Forum (Choreographic Lab, Exploration and Research), un laboratoire de recherche collectif organisé par Mocean Dance (Nouvelle-Écosse). Son travail et ses collaborations ont été présentés et/ou soutenus par le CanAsian KickStart Festival, Dance Matters, le Love-In ps:we're all here, FLOWCHART, le Céline Bureau, le Studio 303 et le Centre de création O Vertigo. Au printemps 2020, Justin de Luna a participé au projet web Queer Body Politic du Studio 303, dont le commissaire était Aaron Pollard. En 2015, il s’est rendu à Vienne pour participer au programme ATLAS du festival Impulstanz, avec le soutien de la Fondation Hnatyshyn. Justin de Luna est titulaire d'un BFA en danse.

Photo : Royal Albert

MARIE-REINE KABASHA
En résidence à Par B.L.eux, semaine du 28 septembre 2020

Active sur la scène montréalaise de la danse depuis 2013, Marie-Reine MQueen Kabasha allie son amour du mouvement en tout genre à son plaisir du partage dans toutes ses pratiques. En freestyle, comme au théâtre, chaque opportunité d’expression la nourrit. Ses collaborations la mènent à travailler auprès de figures marquantes de la danse urbaine à Montréal ainsi qu’à l’international. En 2014, elle intègre notamment, à titre d’interprète, la compagnie EBNFLOH, fondée par Alexandra Spicey Lande et, en 2016, la compagnie Tentacle Tribe. Elle collabore également avec le collectif parisien de waacking Ma Dame Paris, en 2019. Marie-Reine Kabasha nourrit un intérêt grandissant pour la recherche et la création. En 2013, elle cocréait avec Christina Paquette la pièce TNM, qui sera présentée au Festival de danses urbaines 100Lux et Orbite, en 2018, dans le cadre du festival OFFta. Elle entame présentement un projet de recherche sur son propre langage nommé Trigger point. 

MARIA KEFIROVA
En résidence la semaine du 9 novembre 2020

Maria Kefirova est une artiste en danse. Elle crée des performances, des installations, des vidéos et des publications. Elle performe, écrit, fait de la recherche et enseigne. Sa fascination pour la corrélation entre la réalité intérieure, la réalité extérieure et le corps comme surface entre les deux est au cœur de plusieurs de ses projets, tels The Nutcracker, Corps. Relations, Gold Meat, Manufacturing Tears. À travers sa pratique chorégraphique, elle construit des espaces pour le mouvement de la pensée, l'énergie et l'attention du spectateur (Measuring Distance, The Paradise, Why are dogs successful on stage?). Son travail a été présenté dans différents festivals et lieux au Canada, aux États-Unis, en Europe (Londres, Amsterdam, Arnhem, Torino, Bordeaux, Cork, Grenade, Bulgarie) ainsi qu’au Mexique. Maria est diplômée de DasArts-Amsterdam, un laboratoire résidentiel pour les arts du spectacle, la recherche et l'innovation.  Elle enseigne et élargit sa pratique chorégraphique en collaborant avec d'autres artistes (Miguel Melgarez, Jean-Francois Laporte, Hanako Hoshimi- Caines, Katie Ward, Paul Chambers, Florence Figols, Brice Noeser et Diego Gil, entre autres).

SOLEIL LAUNIÈRE
En résidence à Par B.L.eux, semaine du 18 janvier 2021
Pekuakamiulnu originaire de Mashteuiatsh, Soleil Launière vit et travaille à Tiöhtià:ke (Montréal). Artiste multidisciplinaire alliant le chant, le mouvement et le théâtre tout en passant par l’art performance, elle entremêle la présence du corps bi-spirituel et l’audiovisuel expérimental tout en s’inspirant de la cosmogonie et l’esprit sacré des animaux du monde Innu. Elle exprime en actes une pensée sur les silences et les langages universelles.

Depuis 2008, Soleil Launière a réalisé plusieurs performances dans le cadre de rassemblements et d’événements artistiques autochtones et allochtones, à l’intérieur ou à l’extérieur des réseaux de diffusion conventionnels. Elle a exploré le théâtre physique, la danse, le chant traditionnel et contemporain au Canada, en Nouvelle-Zélande, en Australie et aux États-Unis.

En 2019, sa première production Umanishish est à l’affiche de l’Usine C. Elle signe la mise en scène de Nikamotan-Nicto, présenté dans le cadre de Présences autochtones et joue sur les scènes du Centre national des Arts et du Diamant. En 2020, elle fait la comise en scène de Courir l’Amérique offert au Théâtre Quat’Sous. Elle présentera sous peu sa deuxième production Sheuetamu, issue d’une résidence de deux ans à l’École nationale de théâtre du Canada. 

    
VÄTCHIK DANSE -  NASIM LOOTIJ
et KIASA NAZERAN
En résidence à la Maison de la culture du Plateau-Mont-Royal, semaine du 23 novembre 2020

Chorégraphe, interprète et enseignante, Nasim Lootij s’est initiée à la danse en Iran, un art interdit depuis 1979. Après avoir pratiqué les danses iraniennes dans les cours clandestins de Téhéran, elle s’installe à Paris, en 2006. Elle étudie la danse contemporaine à l’Université Paris8, au RIDC et au conservatoire Jean Wiener, avant de se spécialiser en Notation Laban au CNSMDP. Elle collabore également avec Odile Duboc, Christine Gérard, Natalie Pernette, Dominique Dupuy, Alban Richard et Nawel Oulad. Elle crée deux pièces : Lalaï (2012) et Bouyé Jouyé Mouliân (2015). Avec son compagnon de vie et d’art, le dramaturge Kiasa Nazeran, elle s’installe à Montréal, en 2014. Entre 2017 et 2019, le duo crée les deux solos Moi-Me-Man et La chute et fonde leur collectif Vâtchik Danse. Leur prochain solo s'intitulera L'inconsistance. Nasim Lootij a également chorégraphié pour Damascus Dreams (long-métrage/Émilie Serrie/2019), Nowhereland (court-métrage/Parisa Pajoohandeh/2020) et Black Balloon (pièce de théâtre/Sophie El Assad/2020). Elle a de plus été interprète pour France Geoffroy (Raconte-moi un souvenir/2016) et Su-Feh Lee (Dance Machine/2017).

Kiasa Nazeran est mime de formation, chercheur, metteur en scène et dramaturge. Il débute sa carrière en Iran, en tant que traducteur d’œuvres théâtrales. Après avoir été metteur en scène et comédien en Iran, il s’installe à Paris, en 2009, où il fréquente l’École Jacques Lecoq et l’Académie européenne du théâtre corporel d’Ella Jaroszewics. Il complète une maitrise en études théâtrales à l’université de Sorbonne Nouvelle où il enseigne depuis 2014. Il soutenait récemment sa thèse de doctorat sur l’histoire de l’organicité dans le travail de l’acteur européen, de Stanislavski à Grotowski. Depuis dix ans, il collabore avec Nasim Lootij en tant que dramaturge, notamment pour les pièces Moi-Me-Man et La Chute. En 2019, il cofonde avec elle le collectif Vâtchik Danse. Leurs sources d’inspiration : l’art et l’histoire socio-politique de leur pays d’origine, les courants modernes du débuts du 20e siècle, notamment l’expressionnisme allemand.